L’équipe Spectrocat :
La Spectroscopie et la Catalyse au Service de l’Innovation
L’histoire et les racines de Spectrocat
L’équipe Spectrocat puise ses racines dans l’histoire du Laboratoire Catalyse et Spectrochimie. Ce dernier a été fondé en 1978 par la fusion du Laboratoire de Catalyse, dirigé par François Gault, et du Laboratoire de Spectrochimie
Sous la direction de Jean-Claude Lavalley, le laboratoire est rapidement devenu une référence mondiale. Il s’est spécialisé dans le domaine de la spectroscopie infrarouge appliquée à la catalyse.
Une reconnaissance internationale
Le LCS s’est distingué par le développement de méthodes novatrices d’utilisation de la spectroscopie infrarouge pour l’analyse des matériaux catalytiques.
Dès les années 1980, Jacques Saussey, enseignant-chercheur au laboratoire, a introduit la spectroscopie IR in situ. Il l’a appliquée à l’étude des catalyseurs en réaction dans des réacteurs catalytiques. Cette approche, plus tard appelée spectroscopie operando, a renforcé la position de leader du LCS dans ce domaine à l’échelle internationale.
À partir de 2000, la RMN et la spectroscopie Raman sont venues compléter les techniques spectroscopiques du laboratoire. La méthode operando a ainsi été rapidement étendue à ces nouvelles approches, enrichissant les capacités d’analyse et d’observation en conditions réelles.
Expertise et Développements Technologiques
Comprendre la catalyse au niveau moléculaire
L’un des objectifs principaux de l’équipe Spectrocat est de comprendre et de contrôler la catalyse hétérogène à un niveau moléculaire. Pour ce faire, l’équipe développe et optimise des outils spectroscopiques permettant de caractériser :
- La diffusion et la cinétique des réactions,
- La nature et le rôle des sites actifs (sites acides de Brøntsed ou Lewis, sites métalliques, sites redox),
- Les intermédiaires réactionnels et la désactivation des catalyseurs.
Spectroscopie en temps réel
L’analyse des catalyseurs se fait dans des conditions de flux continu, typiques de leur utilisation. Grâce à la spectroscopie quantitative en temps réel et à l’utilisation d’une méthodologie operando, il est possible de décrire précisément les mécanismes réactionnels et de proposer des pistes d’amélioration pour de nouvelles générations de catalyseurs plus performants et durables.
Ces méthodologies s’étendent également à des études en adsorption et séparation des gaz, ouvrant la voie à de nouvelles applications dans divers domaines industriels.
Développements Récents
L’équipe Spectrocat, en collaboration avec des groupes académiques et industriels de renom, a développé plusieurs outils et méthodologies, notamment :
- La spectroscopie operando (IR, Raman, UV-Vis) au plus près des conditions réelles d’application pour la catalyse thermique, les plasmas, la photocatalyse, en séparation des gaz et pour l’adsorption,
- La résolution temporelle et spatiale : méthodologie 2D-IR, couplage IR-lasers, etc,
- Le couplage de techniques : IR-Raman, IR-gravimétrie, IR-DSC,
- L’automatisation des analyses et développement d’outils multi-échantillons.
- L’analyse et l’interprétation des données (2D-COS, 2D-FFT, entropie maximale, inversion spectrale, ACP, chimiométrie en général, développement d’un logiciel d’analyse spectrale via Python (Spectrochempy), machine learning…).
Pour la plateforme RMN, les avancées se concentrent sur:
- L’augmentation de la sensibilité et de la résolution grâce à l’utilisation du Xénon hyperpolarisé,
- Le Couplage avec des méthodes cristallographiques et la Théorie de la Fonctionnelle de la Densité (DFT).
Applications des Technologies Développées
Les domaines d’application des technologies et méthodologies Spectrocat incluent :
- Énergie : production, transport et stockage de carburants propres (H2), transformation de la biomasse,
- Environnement : réduction des rejets, dépollution et technologies CCUS (Captage, Utilisation et Stockage du Carbone),
- Nouveaux concepts : applications émergentes dans divers secteurs industriels.
Les Catalyseurs Étudiés
Les recherches de l’équipe portent sur une grande variété de catalyseurs :
- Matériaux zéolithiques et poreux (MOFs)
- Oxydes métalliques
- Métaux supportés
- Catalyseurs à base de sulfures
Publications
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Les projets
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3DZEOPOL
- LCS
- 240 K€ financé par l'institut Carnot.
- EL ROZ Mohamad[10%]
ADSOCARB
- LCS
- Projet Émergence (RIN) financé par la Région Normandie.
- THIBAULT-STARZYK Frédéric [5%]; AZZOLINA-JURY Fédérico; ELGAYYAR Taha
APL
- LCS
- 56K€ financés par l'institut Carnot.
- THOMAS Karine; MAUGE Françoise;
Bio-DNH
- LCS
- PINARD Ludovic;
Financée par la Région Normandie, la chaire d’excellence Bio-DNH a pour ambition de développer la technologie des liquides porteurs d’hydrogène via un procédé émergeant l’aromatisation du méthane.
Le procédé innovant fonctionne sur la base de liquides organiques porteurs d’hydrogène : Liquid Organic Hydrogen Carrier – LOHC. Liquides d’une densité de stockage d’hydrogène élevée, les LOHCs permettent une manipulation sûre de l’hydrogène. Il s’agit pour les chercheurs d’hydrogéner à température élevée des molécules de liquides organiques “rechargeables » tel le naphtalène pour obtenir une molécule stable, la décaline, qui pourra ensuite être conditionnée à basse température pour être facilement transportée et utilisée.
Dans ce procédé, l’hydrogène est stocké dans un liquide organique. Le mélange d’hydrogène est par la suite acheminé vers les clients par des voies de transports traditionnelles. Ainsi, les obstacles actuels dans le stockage et le transport de l’hydrogène peuvent être surmontés. L’hydrogène peut être à nouveau récupéré via la déshydrogénation du composé liquide et peut à son tour être utilisé pour obtenir l’électricité.
Il existe une synergie intéressante entre la réaction d’aromatisation du méthane (MDA) et l’utilisation de LOHC. Le MDA convertit le (bio)-méthane en hydrogène et en composés mono et bi aromatiques. Le benzène et toluène biosourcés sont des molécules plateformes pour l’industrie pétrochimique, tandis que le naphtalène de faible valeur ajoutée pourrait être valorisé en l’hydrogénant en un LOHC à haute teneur en hydrogène, la décaline.
Cette unité d’hydrogénation produira et régénérera la décaline. L’unité d’hydrogénation sera alimentée non seulement avec du naphtalène et de l’hydrogène produits par déshydroaromatisation du biogaz, mais aussi avec du naphtalène provenant de sources mobiles (régénération des LOHC). Ainsi, la conversion totale de l’hydrogène en LOHC résout à la fois les problèmes de stockage et de séparation avec le CH4.
BioCAR
- LCS - CORIA
- This project is co-funded by the European Union and the EMC3 labex, to the tune of €352073, of which €162513 comes from the ERDF.
- MAUGÉ Françoise
BioSyngOP
- IRCELyon - LCS - USTL
- Ce projet est financé par l'Agence Nationale de la Recherche à hauteur de 495 040 € dans le cadre du financement BLANC 2011.
- MEUNIER Frederic
- LCS
- Financé à hauteur de 20000€ par LABEX EMC3-2025
- BARREAU Mathias
CaeSAR
- CNRS - CEA - UNICAEN - ENSICAEN et al.
- Financé à parts égales par France 2030 et la Région Normandie à hauteur de 21 600 000€ dont 10 800 000€ PIA.
- LCS - Laboratoire Catalyse & Spectrochimie
CELL-PHI
- LCS - LOMC
- Lauréat Labex EMC³ AAP2022
- TRAVERT Arnaud [5%];BAZIN Philippe [5%]; KOUVATAS Cassandre;
Composites tout CELLulose et matériaux à changement de PHase pour l’Isolation
Le projet CELLPHI vise à développer et caractériser des matériaux composites cellulose – matériau à changement de phase (MCP) en vue d’applications en isolation thermique. L’idée est de développer des matériaux biosourcés et biodégradables, à faible empreinte environnementale. De surcroît, en cours d’utilisation, de tels matériaux permettraient de récolter de manière passive des énergies thermiques dites de basse intensité, ce qui du point de vue de la thermodynamique globale permet de réelles économies d’énergies. CELLPHI se décline sur deux axes fortement couplés, chacun étant centré sur l’expertise d’un des laboratoires partenaires (LOMC et LCS). Le premier axe, piloté par le LOMC (Université le Havre Normandie), se concentrera sur la fabrication de matériaux cellulosiques dits « composites tout-cellulose » dans lesquels un matériau à changement de phase sera incrusté. Le composite sera créé sous la forme d’un filament continu par une technique de wet-spinning, technique utilisée actuellement pour la production de la fibre de type rayon (ou viscose). Les caractérisations structurales incluront la diffraction des rayons X, la diffusion des RX aux petits angles (SAXS), la microscopie à force atomique en milieu liquide et la microscopie optique polarisée en température pour contrôler la stabilité du matériau. Le second axe sera piloté par le LCS (Université Caen Normandie/ENSICAEN) et centré sur l’utilisation de techniques de spectroscopie avancées et d’analyses thermiques. Il s’agira d’une part d’établir des relations formulation-structure-performances à l’aide de techniques d’apprentissage automatique, et d’autre part de comprendre les étapes de fabrication liées aux aspects diffusifs de l’étape d’inclusion du MCP dans la matrice à l’état pâteux (spectroscopie RMN de diffusion), ainsi que d’analyser les performances du composite produit par un cyclage thermique et une approche combinée IR-DSC operando.
Les laboratoires ouvrent donc un appel à candidature pour deux thèses, l’une au LOMC et l’autre au LCS. Ces deux thèses seront fortement couplées et une réelle interaction entre les deux axes sera prépondérante pour la bonne réussite du projet. A titre d’exemple, les aspects diffusifs des états intermédiaires présents dans les étapes de fabrication seront par exemple examinés dans chacun des deux laboratoires par deux techniques complémentaires : le SAXS et la RMN de diffusion. Aussi, outre un solide bagage en physico-chimie des polymères et/ou sur l’une des techniques susmentionnées, les candidats devront pouvoir interagir de manière très fréquente entre eux/elles. Ce projet est financé par le laboratoire d’excellence LABEX EMC3 (Energy Materials Clean Combustion Center), et des déplacements dans des conférences internationales sont prévus. Le projet débutera en septembre 2022 et les thèses seront d’une durée de 36 mois.
CIFRE Enercat
- LCS
- Thèse de doctorat soutenu par Mathias LALUC, dirigée par Marco DATURI.
- LALUC Mathias; DATURI Marco
DirectSynBioFuel
- UCCS - LCS
- Financé à hauteur de 329 680 € par l'ANR
- VALTCHEV Valentin
DRUID
- LCS - CORIA
- Ce projet est cofinancé par l'Union européenne et la région Normandie à hauteur de 130 480€
- DATURI Marco
- LCS - GREYC - UCEIV - LRGP - IRCER - Institut P'
- €1310.8 k d'aide sur €3978.7 k
- PINARD Ludovic; FOUCAULT Benjamin; LANEL Adrien; ROLAND Pascal
Le projet e-CP (Electrothermal Chemical Processes) s’attaque à un grand défi de la transition énergétique : réduire les émissions de CO₂ associés aux procédés chimiques haute température, représentant une part importante de la consommation énergétique de cette industrie. Les procédés comme le vaporeformage du méthane (production d’hydrogène), le vapocraquage du naphta (production d’oléfines comme l’éthylène), ou encore la déshydrogénation du propane sont opérés à haute température (600–900 °C). La chaleur est fournie par la combustion (gaz naturel, coke). Cette approche entraîne plusieurs centaines de millions de tonnes de CO₂ émises chaque année. Atteindre les objectifs climatiques fixés à 2030 et 2050 implique de repenser ces grands procédés.
La solution proposée par e-CP repose sur une idée simple : remplacer la chaleur fossile (génératrice de CO2) par de l’électricité décarbonée. Pour cela, le projet propose un nouveau type de réacteur : le réacteur fluidisé bouillonnant électrifié (EBFBR). Par effet Joule (principe appliqué pour chauffage des plaques de cuisson, échauffement des ampoules à incandescence), ce réacteur peut convertir l’électricité en chaleur au cœur même du lit de catalyseur. Les matériaux conducteurs utilisés (graphène, SiC conducteur, leurs combinaisons, et des composites catalytiques) remplissent un double rôle : ils assurent la réaction chimique tout en générant et répartissant la chaleur dans le réacteur. Cette approche supprime les déperditions thermiques liées aux parois chauffées, améliore la stabilité du procédé (évite les points chauds destructeurs) et rend le procédé compact et flexible. Un premier prototype, développé à l’ENSICAEN, a déjà confirmé la faisabilité de la technologie : 800 °C sont atteints de manière stable avec moins de 200 W d’énergie électrique, soit une performance inédite. Fort de cette preuve de concept, le projet propose un programme de recherche, pour confirmer le potentiel de la technologie, axé sur 4 axes :
- Concevoir des matériaux innovants combinant efficacité catalytique, conductivité électrique et résistance mécanique (granules composites à base de catalyseurs et de graphène/SiC).
- Tester expérimentalement le réacteur pour une série de réactions de complexité croissante (craquage de l’éthane, déshydrogénation du propane, vapocraquage, reformage du méthane).
- Développer des modèles prédictifs (électriques, thermiques et cinétiques) capables de simuler et contrôler le fonctionnement du réacteur dans des conditions industrielles réalistes.
- Évaluer l’impact global par des analyses énergétiques, économiques et environnementales, incluant une Analyse de Cycle de Vie (ACV) comparée aux procédés industriels actuels.
Le consortium réunit six laboratoires français (LCS, GREYC, UCEIV, IRCER, Pprime, LRGP) aux expertises complémentaires (chimie des matériaux, catalyse hétérogène, génie électrique et thermique, modélisation multiphysique, génie des procédés) et un acteur industriel majeur (TotalEnergies, garant de la pertinence et du potentiel de transfert vers le monde industriel). Les retombées attendues sont considérables :
- Une réduction potentielle de 50 % des émissions de CO₂ pour les procédés ciblés,
- Une contribution directe à la décarbonation des secteurs de la chimie et de la pétrochimie,
- Des technologies électrifiées modulaires et évolutives, compatibles avec les énergies renouvelables intermittentes,
- Une base scientifique et technologique ouvrant de nouvelles perspectives pour d’autres procédés chimiques (valorisation du CO₂, production d’ammoniac, hydrogénation sélective, etc.).
En inscrivant l’électrification au cœur des procédés chimiques de demain, e-CP s’intègre pleinement dans les priorités du PEPR SPLEEN et de la stratégie France 2030. Il contribue à préparer une industrie chimique plus propre, plus efficiente et plus compétitive, répondant à la fois aux enjeux climatiques et à la demande croissante en molécules essentielles pour l’énergie.
E-SMR
- LCS
- AAP Energie@CNRS 2025
- PINARD Ludovic;
Projet E-SMR – AAP Energie@CNRS 2025
e-SMR est un projet de recherche visant à électrifier le procédé de reformage du méthane (SMR) pour produire de l’hydrogène à faible empreinte carbone. Actuellement, le reformage du méthane utilise la combustion de combustibles fossiles, ce qui génère des émissions importantes de CO₂. L’objectif est d’utiliser l’électricité, idéalement issue de sources renouvelables, pour chauffer le procédé, réduisant ainsi son empreinte carbone.
Le projet se concentre sur l’utilisation d’un réacteur à lit fluidisé bouillonnant électrifié (EBFBR) chauffé par effet Joule. Cette méthode permet de générer de la chaleur directement au sein du lit catalytique, améliorant ainsi l’efficacité thermique tout en réduisant les pertes d’énergie. En plus de limiter les émissions de CO₂, ce procédé permet de réduire la taille des réacteurs, facilitant une production décentralisée d’hydrogène.
Le projet comprend l’optimisation du lit catalytique, intégrant du biochar ainsi que des catalyseurs à base de nickel et de ruthénium. Le réacteur sera configuré pour maximiser les rendements d’hydrogène, avec un objectif de 50 g d’H₂/kWh, et garantir une stabilité de 100 heures
EcoHdoc
- LCS - UCCS - LACCO
- Ce projet est financé par l'Agence Nationale de la Recherche à hauteur de 673 897 € et le FEDER.
- MAUGÉ Françoise
GALOPER
- LCS - GPM
- Budget ESP demandé au titre de l'abondement Carnot 2024 : 233.6 k€
- MOLDOVAN Simona; VICENTE Aurélie
Évolution des Oxides de GALlium dans des zéolites de type MFI par des méthodes in-situ et OPERando
La transition énergétique conduit les industriels du secteur pétrolier à faire évoluer leurs procédés dédiés à la production de carburants vers celle de synthons tels que les oléfines légères et les aromatiques (BTX). Cette mutation nécessite en autre le développement des nouveaux catalyseurs bifonctionnels à base d’oxyde métallique et de zéolithes. Les zéolithes dopées par des métaux, et plus spécifiquement par du gallium, ont prouvé leur efficacité pour les réactions d’intérêts de déshydro-aromatisation d’alcanes légers. Les oxydes de gallium sont des espèces mobiles dont leur diffusion et réactivité vis-à-vis des hydroxyles de la zéolithe dépendent de la température et du caractère réducteur ou oxydant du milieu réactionnel. La quantification des coefficients de diffusion, des vitesses de réaction et de désactivation, complétée par la détermination de la nature et localisation des espèces de gallium au cours du cycle de vie du catalyseur (prétraitement/réaction/régénération) est indispensable pour le développement de catalyseurs idéaux dédiés à production de BTX.
Le projet GALOPER vise à fournir une vue complète de l’évolution des espèces de gallium dans une zéolithe MFI soumis à différentes atmosphères et à des températures élevées. L’étude repose sur la complémentarité entre l’utilisation de techniques in-situ et operando de pointe. Expérimentalement, GALOPER se concentrera sur les altérations dynamiques de la structure et des propriétés chimiques du gallium lors : (i) du prétraitement sous dihydrogène, (ii) de la conversion du propane et (iii) de la régénération sous air.
La stratégie proposée consiste à utiliser des techniques in-situ et operando complémentaires, telles que la TEM environnementale (ETEM), FTIR et la RMN. L’ETEM fournira des informations précieuses sur l’évolution de la microstructure (taille des nanoparticules, localisation et dispersion) avec une résolution atomique, alors que le spectroscopie FTIR donnera l’évolution des groupes hydroxyles. Les expériences in-situ et operando de spectroscopie avancée fourniront une représentation précise des processus physiques et chimiques se produisant sur les catalyseurs bifonctionnels Ga/MFI.
H2CO2
- LCS - CRISMAT
- Ce projet est cofinancé par l'Union européenne et la Région Normandie à hauteur de 149 850 €
- EL ROZ Mohamad [10%]
L'équipe SpectroCat
Key words:
Spectrocat team has been studying the relative new field of catalysis assisted by non-thermal plasmas during the last decades. Spectrocat team has largely contributed to the understanding of the interaction between cold plasmas and heterogeneous catalysts through the observation of species being generated at the catalyst surface by using IR spectroscopy (in situ and operando) during plasma-assisted reactions. Spectrocat team has conceived different sorts of IR-plasma cells to be operated under partial vacuum as well as the first IR-DBD plasma cell in literature, capable to work under atmospheric pressure. Spectrocat team has also been devoted to the optimization of plasma-assisted chemical reactors using different kinds of plasmas (glow discharge, Dielectric Barrier Discharge…). LCS has synthesized and prepared several efficient catalysts for different plasma-assisted CO2 valorization reactions for the production of valuable chemicals.
Key words:
Development of spectroscopic tools and in situ and operando methodologies to understand the functioning of a material/catalyst at the molecular scale and determine the reaction mechanisms involved. The processes studied concern the after-treatment of gaseous emissions from mobile sources (catalytic converter) or stationary sources (plant discharge), air quality improvement, and the adsorption, separation and diffusion of molecules. The main thrusts of IR tool development are:
1) to get closer to the actual physical conditions under which materials are used (temperature, pressure, fluid mechanics, etc.),
2) to get closer to the shaped catalyst (from powder to monolith),
3) to increase the sensitivity of analyses to obtain the maximum amount of qualitative and quantitative information on the mechanism (multi-technique coupling, isotope exchange, temporal and spatial resolutions, transient reaction, multi-sample cells, automation, etc.) and
4) develop research themes in new areas (photo-catalysis, plasma, microwave, ion bombardment, solid/liquid catalysis, ...).
Key words:
I am a research associate within the Spectrocat team, where my work focuses on the characterization of metal oxides and nanomaterials using in situ and operando infrared (IR) spectroscopy. My primary goal is to understand, at the molecular level, the behavior of these materials and elucidate the reaction mechanisms involved. My research has specifically addressed the post-treatment of gaseous emissions, whether from mobile sources, such as NOx traps for catalytic converters, or stationary sources, such as the degradation of volatile organic compounds (VOCs). These studies aim to contribute to the improvement of air quality.
Key words:
Owing to its complementarity with IR spectroscopy, Raman spectroscopy finds naturally its place at LCS. The studies carried out in the laboratory aim at an extended characterization par by Raman spectroscopy of materials, catalysts and adsorbents, of a very diverse nature, such as oxides and lamellar oxides, MOFs or zeolites. Our approach intends to develop de characterization methodologies both in ambient conditions and in operating conditions (operando), casually by couplings with other spectroscopies. In these various aspects, quantitative mesurements are often favoured. Beyond the study of gas phase reactions, our studies also imply the development of Raman measurements in more severe conditions, at high temperature, under pressure or in the liquid phase, with notable applications for separation, storage or conversion of environmental molecules such as CO2.
Key words:
My research activities focus on the study of catalytic mechanisms with a view to designing new catalysts. They are mainly developed in the fields of environmental protection (elimination of gaseous pollutants), production of energy carriers (hydrogen by reforming, WGS, photocatalysis; methanol; formic acid; ammonia; ...) and CO2 capture and hydrogenation (adsorption; methanation, methanolization, syngas, ...). Understanding the catalytic site and its arrangement within solids (oxidic or porous) is at the heart of my investigations, which is why I favor the operando approach and its development (time-resolved analyses, including on shaped materials).
Key words:
The quest to understand and fine-tune the properties of matter, at the molecular level, has led to groundbreaking innovations that shape our modern world. While traditional spectroscopic techniques provide invaluable insights into materials, time-resolved (TR) techniques emerge as a prominent for monitoring processes occurring on time scales ranging from milliseconds to femtoseconds. The principal aim of our research pursuits is the investigation of diverse photo-physical and chemical processes inherent to photocatalytic reactions, using complementary spectroscopic approaches (in-situ, operando, and TR (IR, Photoluminescence, Absorption transient) spectroscopies). The information on the excited state life-times, energy transfers and the reaction intermediates and mechanisms hold substantial value in our endeavor to conceive novel photocatalysts and photoactive materials for ultimately catalyzing the efficient conversion of light into chemical energy.
Key words:
My areas of research are mainly focused on the study of materials using NMR, coupled with crystallographic studies and DFT calculations. I'm also interested in the development of new methodologies in the laboratory, notably linked to NMR spectroscopy. Working mainly on the structural and architectural study of porous zeolite-type catalysts, my activity also focuses on various types of materials for different fields of application (anionic conductors, cellulose-based phase-change materials). The nuclei studied can be classical (e.g. 1H, 13C, 29Si, 27Al) or more specific, exotic or complex (e.g. 17O, 71Ga, 129Xe). Experiments are set up according to the structural question posed, and instrumentation adapted to the system studied (conventional CP/MAS probes, hyperpolarized 129Xe, pulsed field gradient NMR, or access to the TGIR network for high fields or DNP).
Key words:
Our research takes place in the context of sustainable development, and focuses on hydrogen production, biomass valorization for fuel and chemical production, and waste oil recovery. Knowledge of phenomena at interfaces is essential to enhance the performance of catalysts and adsorbents. Hence, based on our skills in in situ and operando infrared spectroscopy, we aim to obtain structure-activity relationships to determine the nature of active sites and reaction mechanisms, in order to establish bases for the rational design of catalysts and adsorbents.
Key words:
My research focuses on heterogeneous catalysis, mainly oxidation and catalysis in the presence of sulfur. The common thread running through my work is the identification of catalyst active sites and the criteria (nature, strength, concentration, metal-support interaction, etc.) that explain the activities measured, as well as deactivation phenomena. I have thus extended the CO adsorption methodology followed by IR spectroscopy to obtain a fine speciation of the active sites of sulfide catalysts by distinguishing the M and S edge sites of the sheets and their promotion rate. This advance, coupled with the characterization of sulfide sheet morphology by dark-field microscopy, has enabled us to establish structure-activity relationships in hydrodesulfurization. My current research focuses on sulfide catalysts for H2 production via the Water Gas Shift reaction or electrocatalysis of water. These topics build on previous results and methodological developments (IR operando for sulfide catalysts, characterization of sulfides on non-oxide supports).
Key words:
Chemical reaction or adsorption sites on solid surfaces are a major key to understanding how our environment works, or to improving industrial processes. On model solids such as zeolites or silicas, infrared spectroscopy enables a very detailed study of these phenomena, notably by using probe molecules.
In situ or operando spectroscopy can be applied in novel ways to provide new information and help understand the surface chemistry of solids. The energy input to the chemical system can be provided by short pulses, or pulses that are very well controlled in time, to access a relevant time scale for molecular events (ms, µs or even ns). Microwaves, plasmas or lasers can be used to control the reactions studied by spectroscopy to describe the elementary stages of chemical reaction on the surface of catalysts.
Key words:
The valorisation of biomass for the production of fuels and chemicals is undergoing rapid development. Most of these processes are carried out in a liquid medium and involve a solid as catalyst or adsorbent. Knowledge and control of phenomena at solid-liquid interfaces are essential to enhance the performance of heterogeneous catalysts and adsorbents. Drawing on our analytical skills in infrared and Raman spectroscopy and our experience in catalytic and/or adsorptive purification of liquids from fossil or biomass sources, we are developing infrared techniques (solid-liquid ATR, etc.) suited to the study of these chemical phenomena.
Key words:
Arnaud Travert is a professor at the University of Caen in Normandy. His research focuses on the surface properties of metal oxides and zeolites. He uses IR spectroscopy of adsorbed probe molecules, IR operando spectroscopy, chemometrics and machine learning. It is developing multivariate methods for analyzing IR spectra in situ or operando. These methods make it possible to quantitatively assess key thermokinetic parameters of catalytic processes. These include internal diffusion rates, thermodynamic adsorption parameters and surface reaction rate constants. Arnaud Travert applies these techniques to processes such as cracking, bio-alcohol conversion, CO2 capture and hydrogenation.
Key words:
Within our laboratory of catalysis and spectrochemistry, my research activities focus on the study of porous materials and their use in catalysis. More specifically, I'm interested in using solid-state Nuclear Magnetic Resonance (NMR) to further our knowledge of the structure and catalytic behavior of these materials.
In addition to providing information on the structure and dynamics of porous materials (via nuclei such as 29Si, 27Al, 1H, 17O...), solid-state NMR can also be used to study interactions between adsorbed molecules and catalyst active sites via in situ and operando techniques.
Moreover, the NMR of hyperpolarized xenon-129 (HP 129Xe) is an advanced technique that enables high sensitivity and increased resolution of NMR experiments. It provides detailed information on pore size, channel connectivity and adsorption site distribution, which is essential for the use of these materials in applications such as catalysis, but also gas separation…
Key words:
Development of methods for qualitative and quantitative evaluation of hydroxyl groups and acid sites in zeolites, Metal-Organic-Frameworks (MOFs) and metal oxides by in situ infrared spectroscopy coupled or not with thermogravimetric analysis.
In situ & Operando Infrared Spectroscopy determination of kinetic and thermodynamic parameters during adsorption of hydrocarbon molecules in microporous materials.
